En 2012, Alexandra exprimait ses états d’âme de façon impulsive, l’art était un moyen d’évacuer son esprit hyperactif et faire sortir son mal-être. C’était un soutien psychologique. Attirée, dans un premier temps par l’aspect thérapeutique, l’art prend de plus en plus de place dans sa vie, jusqu’à en devenir une obligation. Elle développe sa culture artistique, approfondit sa démarche et se lance à plein temps dans sa pratique en 2016.

De replis à ouverture, elle partage ses impressions et observations de la psyché humaine et du monde plus globalement. Sa signature, le crâne, exploité de façon brute, est symbole de réflexion, soutenu par le corps, tout deux de profil tel l’art égyptien. Ensemble, ils sont influencés par un genre artistique le « memento mori », pour rappeler la vanité. Sur toile ou sur des matériaux recyclés, généralement vierges parfois non. Elle utilise principalement la bombe aérosol, l’acrylique, le pastel, la gouache et ajoute parfois de la texture ou autres matières. Sa science des couleurs; l’intuition ou la symbolique. Sans tenter d’imiter techniquement ou esthétiquement d’autres artistes, elle en retire un enseignement: Picasso, briser les règles. Basquiat, on est esclave de l’art. Borduas, rendre l’œuvre non reproductible. Riopelle, la contrainte n’est pas un frein à la création, mais plutôt sa propulsion.

D’ouverture vers validation, son travail se passe en trois temps recherches, réflexions et introspections, création et finition. Ses recherches sont dirigées vers la philosophie, la psychologie et la sociologie, mais aussi toute autre littérature scientifique qui pourrait soutenir son travail. De plus en plus, elle reprend à son compte des idées déjà véhiculées, elle s’approprie et retransmet ce qui est évident pour elle. Ses œuvres sont parfois structurées et imaginées d’avance, mais plus souvent elle crée des œuvres spontanées, elle «vomit» ce dont elle s’est imprégnée. La création est souvent rapide, très intense. Le travail long est plus intellectuel, son but, mettre en image des concepts et des idées.

Elle poursuit son baccalauréat en philosophie et étudie l’art de façon autodidacte. Elle affine son jugement et approfondit l’esthétique. Elle explore en ce moment Husserl, l’art brut et se lancera dans la physionomie. Elle travaille à améliorer son blogue xlambert.com ou elle présente ses œuvres, mais surtout elle veut partager son processus créatif. On peut présentement visiter sur rendez-vous sa galerie d’art « sous la terre » où elle se fera un plaisir de vous parler de l’individu hypermoderne et de l’allégorie de la caverne.