Pour cette série, je me suis inspirée d’un extrait du livre de Tony Anatrella,  Non à la société dépressive p.9-35. L’auteur est un prêtre catholique et psychothérapeute ayant des études approfondies en psychologie et un diplôme de l’école des hautes études en sciences sociales. Ne voulant pas créer une série pessimiste qui ne parlerait que de dépression et n’apporterait pas de solutions, j’ai imaginé une transcendance de l’état dépressif. Je me suis donc servi du Grand dictionnaire de la philosophie et aie dégagé des notions fondamentales des différents courants de la transcendance. Je me suis concentrée sur l’approche sartrienne et lévinassienne. Les œuvres sont aussi inspirées du concept d’hypermodernité. Cette série est en trois actes, l’individu, la dépression contemporaine et finalement la transcendance.

Dans un premier temps, on a un individu qui après ses journées de travail, ses loisirs il ne trouve plus de sens à la vie. Il se retourne contre lui-même et finalement il vit sans aucune perceptive; sur un fond noir, il ne voit plus d’avenir.

La société dépressive contemporaine, symbolisée par des triangles, l’être et des personnages minimalistes, représentant la personnalité. Ils sont sur un fond bleu clair, superficiel, il y a perte de contact avec la morale et la spiritualité. Dans l’hypermodernité le fond est taché d’excès, de rouge cadmium et de jaune fluo. Des taches tout en mouvement. Une société sans profondeur. Chaque être vit séparément les uns des autres, dans un individualisme. Dans cette société, on nie le respect de l’autre et la bien commun. Les solutions sont possibles, alors la société dépressive s’éloigne de l’excès, se libère de leur personnalité, leur propre illusion et médite sur la non-existence.

C’est à ce moment qu’une transcendance commence, par la conscience, mais une dualité s’installe et le combat se fait. Les formes triangulaires disparaissent au profit de spiral qui indique un nouveau départ et du cercle, pour finalement atteindre la transcendance de Levinas, soit de se transcender, mais aussi d’aider le monde à transcender. Sur un fond mauve foncé, pour représenter la profondeur et la spiritualité, des formes circulaires étant chaque être qui a transcendé.