Le pair aidant est une personne ayant un trouble grave de santé mentale qui a réussi à se rétablir et mène une vie relativement normale. Il ose dire à voix autre ce que beaucoup cache, il lutte contre la stigmatisation, apporte espoir à ceux qui sont encore sur le chemin tortueux et plein d’embuche du bien-être.

À travers le partage de son vécu, il offre du soutient, on se sent souvent mal compris de notre entourage, même parfois du corps médical. Le pair aidant est celui qui, malgré la maladie, a su s’adapter à son nouveau mode de vie et sait reconnaître les signes avant coureur et réagir à la situation pour éviter de rechuter. Il sait temporiser les situations difficiles et a appris à gérer son stress pour éviter des situations de décompensation.

Il a l’air d’un super héros comme ça, mais c’est quelqu’un comme tout le monde qui a su mobiliser toutes les ressources internes et externes et adapter des stratégies pour retrouver un équilibre de vie. Cela fait de lui une personne à qui on peut s’identifier, voire même prendre comme modèle.

Le rôle du pair aidant est essentiel pour le soutien de ses pairs, mais aussi s’il fait partie du corps médical ou de soutien, il peut les aider à réduire la stigmatisation et les aider à mieux comprendre la réalité des gens atteints de problématiques de santé mentale.

L’association québécoise pour la réadaptation psychosociale forme des pairs aidant, ils offrent des publications et de l’information.

www.aqrp-sm.org

Elle donne plusieurs définitions du rétablissement voilà ma préférée :

Deegan (1996)

« Le but du processus de rétablissement n’est pas de devenir « normal ». Le rétablissement est une façon de vivre, une attitude et une façon de relever les défis de la vie de tous les jours. Ce n’est pas un processus linéaire : c’est une trajectoire qui comprend des moments de recul et des avancées […]. C’est l’aspiration à vivre, à travailler, à aimer, et ce, dans une communauté à laquelle il est possible de contribuer significativement. »